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 SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018

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jeusetmatch

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MessageSujet: SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018   Sam 10 Fév 2018 - 15:55



Snowboard

Apparu dans les années 1960, le snowboard est un cousin du ski, ayant développé son univers en parallèle. Sur une planche, et de biais (à la différence du monoski), les athlètes dévalent les pentes en enchaînant, suivant les épreuves qu'ils disputent, des figures ou des portes. Regroupant des disciplines fort différentes, le snowboard a adapté plusieurs épreuves issues du ski (comme le slalom parallèle), ou inventé les siennes. Du snowboardcross au half-pipe en passant par le slopestyle, le snowboard fait la part belle aux disciplines acrobatiques.

Calendrier :
Slopestyle (h) : 10 et 11 février
Slopestyle (f) : 11 et 12 février
Half-pipe (f) : 12 et 13 février
Half-pipe (h) : 13 et 14 février
Snowboardcross (h) : 15 février
Snowboardcross (f) : 16 février
Big air (f) : 19 et 23 février
Big air (h) : 21 et 24 février
Slalom parallèle (h) : 22 et 24 février
Slalom parallèle (f) : 22 et 24 février

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/jeux-olympiques-pyeongchang-2018/article/2018/02/09/jo-d-hiver-2018-curling-ski-alpin-ou-skeleton-les-sports-olympiques-expliques_5254503_5193626.html#PTkWuyhBBkhZH0y1.99
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MessageSujet: Re: SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018   Sam 10 Fév 2018 - 15:56

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MessageSujet: Re: SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018   Dim 11 Fév 2018 - 6:42




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MessageSujet: Re: SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018   Dim 11 Fév 2018 - 6:46


Redmond Gerard remporte l'or en slopestyle et ouvre le palmarès américain

https://www.olympic.org/fr/news/redmond-gerard-remporte-l-or-en-slopestyle-et-ouvre-le-palmares-americain
L'Américain Redmond Gerard a offert aux États-Unis leur première médaille d'or des Jeux Olympiques de PyeongChang 2018 en remportant l'épreuve de slopestyle en snowboard.

A 17 ans et pour ses premiers Jeux Olympiques, Gerard s'est imposé lors du troisième et dernier run au cours duquel il a obtenu la note de 87,16. Sous les yeux du président du Comité international olympique Thomas Bach, il a tremblé jusqu'au bout. Dernier à passer, le Canadien Max Parrot a en effet réussi un magnifique ultime run qui lui a finalement valu un 86,00 et la médaille d'argent.
"J'étais très content d'avoir pris la tête. Et puis Max (Parrot) a fait un assez bon run, je me suis posé des questions, a reconnu Gerard. Mais vous savez, les juges ont leur façon de voir et je suis surexcité !"

Gerard ne semblait pourtant pas devoir se mêler à la lutte pour une médaille: 7e après le premier passage (43,33) et même 11e sur 12 après le deuxième (46,40), il était loin de McMorris qui dominait avec son 85,20.
Mais un ample triple cork sur le dernier saut pour clore un troisième run d'un tout autre niveau a convaincu les juges.
"Je me suis juste dit que je voulais réussir un run et j'étais un peu déçu de mes deux premiers runs parce que je suis tombé deux fois. Je suis si heureux que ce soit passé...", a-t-il commenté.
Le Norvégien Staale Sandbech, médaillé d'argent à Sotchi, finit cette fois au pied du podium.
Un autre Canadien, , complète le podium avec une note de 85,20 et la médaille de bronze comme à Sotchi 2014.
Max Parrot , Redmond Gerard , Mark McMorris

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MessageSujet: Re: SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018   Mar 13 Fév 2018 - 11:00




JO 2018 : Jamie Anderson s'offre l'or en slopestyle au milieu du chaos
Publié le lundi 12 février 2018 à 05:24 | Mis à jour le 12/02/2018 à 10:37
https://www.lequipe.fr/Snowboard/Actualites/Jo-2018-jamie-anderson-s-offre-l-or-en-slopestyle-au-milieu-du-chaos/875114

Jamie Anderson a conservé son titre olympique en snowboard slopestyle lundi, à l'issue d'une finale faussée par les conditions météorologiques et marquée par d'innombrables chutes. La Française Lucile Lefevre termine à la 25e place



. (Issei Kato/Reuters)

Fallait-il vraiment maintenir la finale du snowboard slopestyle ce lundi matin à Pyeongchang ? Si le slalom géant a été reporté à un autre jour en raison des violentes bourrasques, les rideuses n'ont vu leur départ décalé que d'une heure, sans que les conditions météo ne se soient améliorées entre temps. Conséquence : la finale s'est transformée en jeu de massacre, le vent déséquilibrant toutes les concurrentes qui n'ont, pour la plupart, pas réussi à arriver en bas du parcours malgré les deux runs dont elles ont bénéficié.


Laurie Blouin-Jamie Anderson-Enni Rukajarvi



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MessageSujet: Re: SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018   Mar 13 Fév 2018 - 11:24


Surdouée, connectée et championne olympique à 17 ans : Chloe Kim, la sensation des JO d’hiver 2018

http://www.lemonde.fr/jeux-olympiques-pyeongchang-2018/article/2018/02/13/surdouee-connectee-et-championne-olympique-a-17-ans-chloe-kim-la-sensation-des-jo-d-hiver-2018_5255952_5193626.html
LE MONDE | 13.02.2018 à 09h27 • Mis à jour le 13.02.2018 à 09h27 |
 Par  Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud, envoyé spécial) 

L’Américaine d’origine sud-coréenne a plané sur le snowboard half-pipe mardi, devenant à 17 ans la plus jeune championne olympique de la discipline.



Chloe Kim avait faim. Une envie de crème glacée, que l’adolescente américaine a partagée avec son réseau, sur Twitter, avant d’entamer les qualifications de l’épreuve de half-pipe en snowboard. Guère rassasiée, la Californienne a survolé, mardi 13 février, la finale de la compétition, devenant à 17 ans la plus jeune championne olympique de snowboard.


Prodige du half-pipe depuis l’âge de 13 ans et favorite pour la médaille d’or, la jeune fille n’a jamais semblé prêter le flanc à un semblant de pression au moment d’aborder la demi-lune de ses premiers Jeux olympiques. Qualifiée pour ceux de Sotchi en 2014 après une médaille d’argent aux X-Games, elle avait été recalée par le règlement, interdisant aux moins de 15 ans l’accès aux compétitions.
 Devant un public acquis à la cause de l’enfant du pays ou presque – ses parents sont sud-coréens d’origine et sa grand-mère était venue de Séoul assister à la finale –, Chloe Kim a ôté tout espoir à ses adversaires dès son premier run, avec un score de 93,75 (sur 100) l’assurant quasiment du titre.


Plus aérienne, plus acrobatique, plus forte simplement que la concurrence, la Californienne s’est permis le luxe de se faire plaisir lors des deux derniers runs. Sous les olas de la foule – venue en nombre ce mardi –, la jeune femme a augmenté son avance, décrochant l’or olympique avec 98,25 points.


Imperméable au stress

Posée sur une planche plus grande qu’elle à l’âge de 4 ans par son père qui espérait convaincre sa mère de venir skier avec lui, Chloe Kim n’a plus jamais quitté la neige. Et y a rapidement acquis un statut de sensation du half-pipe, accumulant titres et performances de haut vol. Détendue et souriante, profitant de l’instant quelques minutes après son sacre, la jeune fille n’a pas manqué de souligner le rôle primordial de son géniteur dans sa carrière.
Citation :
« Il a sacrifié énormément pour moi. Je ne sais pas si je serais capable de faire pareil : quitter son travail, voyager avec son enfant à plein temps, laisser sa vie derrière soi et poursuivre le rêve de sa fille parce qu’elle est clairement passionnée par ça. »
Dans le fond de la salle, son père ne quittait pas des yeux sa fille ayant réalisé le rêve de sa (courte) vie. Et semblait se faire à l’idée de voir Chloe, déjà star avant l’ouverture des Jeux, augmenter encore sa popularité.



Plus aérienne que la concurrence, Chloe Kim s’est envolée vers le titre olympique. MARTIN BUREAU / AFP
« Il y a eu beaucoup de hype [battage médiatique] autour de moi pendant ces deux jours, et c’est épuisant pour les nerfs, a souligné Kim après son titre. Tout, dans son comportement infirmait cette affirmation. Plaisantant avec sa compatriote Arielle Gold (presque aptonyme, puisque médaillée de bronze), la jeune femme n’a pas hésité à esquisser des moves de danse quand une petite musique a retenti dans la salle.

La jeune Américaine était aussi comme un poisson dans l’eau face aux journalistes du monde entier l’interrogeant sur son choix de musique lors de son premier run – « Paparazzi », de Lady Gaga. Entre 8 et 10 ans, Chloe Kim a vécu à Genève chez une tante. Elle en a tiré un français courant et « une belle expérience, permettant une meilleure compréhension des différentes cultures. » Un apprentissage utile au moment d’attaquer les Jeux olympiques dans le pays de ses parents. Car, depuis son arrivée en Corée du Sud, la jeune femme monopolise l’attention, rivalisant presque avec les cheerleaders nord-coréennes envoyés par Pyongyang en guise de bonne volonté.

Les réseaux sociaux comme une seconde peau

« Sur les réseaux sociaux, ç’a été fou ces derniers jours, a reconnu Chloe Kim, qui fait partie de cette génération pour qui lesdits réseaux ont toujours existé et qui communique naturellement par leur entremise. En arrivant ici, sur Instagram, j’avais 160 000 followers. Et là je dois être à 300 000 et quelque [342 000], ce qui est dingue. Beaucoup de choses se passent en ce moment, et ça me dépasse un peu, mais c’est très excitant aussi, et j’essaie de profiter de la moindre miette. »


A l’instar d’une star d’Hollywood – après tout, elle est native de Los Angeles – la jeune femme a quitté le snowpark de Bokwang entourée de « toute une procession », selon le coach de l’équipe américaine de snowboard, Rick Bower. Agents de sécurité balisant son passage à travers la foule essayant d’atteindre le phénomène, communicants tourbillonnants autour d’elle, rien ne semblait pourtant l’atteindre.



Chloe Kim avait faim. Et un titre olympique n’aura pas suffi à la rassasier. Après plus d’une demi-heure de conférence de presse où le show de l’étoile du snowboard a éclipsé ses camarades du podium, elle confessait son envie « d’un burger avec des frites, ou d’une pizza hawaïenne ». « Je meurs de faim. » Non contente d’être d’ores et déjà le visage de ces JO d’hiver, Chloe Kim serait bien capable de redorer le blason de la pizza à l’ananas.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/jeux-olympiques-pyeongchang-2018/article/2018/02/13/surdouee-connectee-et-championne-olympique-a-17-ans-chloe-kim-la-sensation-des-jo-d-hiver-2018_5255952_5193626.html#dqjaurQOohQVHl4R.99


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MessageSujet: Re: SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018   Mar 13 Fév 2018 - 11:27

Halfpipe femmes



Liu Jiayu-Chloe Kim-Arielle Gold


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MessageSujet: Re: SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018   Mer 14 Fév 2018 - 15:37





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MessageSujet: Re: SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018   Mer 14 Fév 2018 - 15:54

Snowboard : Shaun White s'envole pour la rédemption avec un troisième titre de champion olympique
https://www.francetvinfo.fr/sports/jo/snowboard-shaun-white-s-envole-pour-la-redemption-avec-un-troisieme-titre-de-champion-olympique_2610104.html

En octobre dernier, la légende du snowboard était sur un lit d’hôpital avec 62 points de suture au visage suite à une chute à l’entraînement. Il décroche mercredi à Pyeongchang un troisième titre de champion olympique


C'était l'hystérie mercredi 14 février matin sur le site du halfpipe de Pyeongchang. À 31 ans, la légende du snowboard, Shaun White, véritable rock star aux États-Unis, a décroché un troisième titre de champion olympique après Turin en 2006 et Vancouver en 2010. Un troisième titre qui sonne comme une rédemption.

"Fly tomato", la tomate volante

Shaun White, c’est l’homme qui sur chacun de ses sauts déclenche des scènes d’hystérie. Des sauts d’une telle amplitude qui, avec sa crinière rousse, lui ont valu le surnom de "Fly tomato" (la "tomate volante").

L’Américain est celui qui a révolutionné et surtout su médiatiser le snowboard. Un modèle pour le Suisse Patrick Burgener, 4e des Jeux mercredi matin. "C’est une légende, il a poussé ce sport, explique Patrick Burgener. Pour cela, il faut le respecter infiniment. Il a tellement apporté à ce sport que cela mérite une reconnaissance."

Après le temps des excès, celui de la rédemption

Certains lui reprochent d’avoir fait de son sport un véritable business avec notamment un jeu vidéo à son nom, et d'être devenu aux États-Unis une véritable rock star, avec mannequin au bras, groupe de musique mais aussi tous les excès qui vont avec cette image, au point de se perdre à Sotchi, il y a quatre ans. Un titre qui sonne donc aujourd’hui comme une rédemption.

"C’est incroyable, honnêtement je suis si fier de moi, confie, exalté, le snowboarder. Vous savez, je ne dis pas cela souvent, je suis passé par tant d’émotions pour retrouver l’amour de mon sport, retrouver la passion. Alors gagner ce titre olympique, c’est beaucoup d’émotion." Et dire qu’en octobre dernier, Shaun White était sur un lit d’hôpital avec 62 points de suture au visage suite à une chute à l’entraînement. On pourrait le retrouver en 2020 du côté de Tokyo en skate, discipline qui fera alors son entrée aux Jeux olympiques.
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MessageSujet: Re: SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018   Mer 14 Fév 2018 - 15:59

HALFPIPE 2018
Ayumu Hirano, //SHAUN WHITE //Scotty James


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MessageSujet: Re: SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018   Ven 16 Fév 2018 - 12:20


JO d’hiver 2018 : le snowboardeur Pierre Vaultier, double champion olympique, un stratège en or

http://www.lemonde.fr/jeux-olympiques-pyeongchang-2018/article/2018/02/15/jo-d-hiver-2018-le-snowboarder-pierre-vaultier-double-champion-olympique-un-stratege-en-or_5257216_5193626.html0

Déjà sacré à Sotchi, le Haut-Alpin a gardé son titre olympique de snowboardcross mercredi. Un aboutissement pour ce perfectionniste.

LE MONDE | 15.02.2018 à 07h55 • Mis à jour le 15.02.2018 à 14h40 | Par Clément Martel (Pyeongchang, Corée du Sud,


Le Français Pierre Vaultier aux JO de Pyeongchang, le 15 février.

« On ne se fatigue jamais du rêve olympique ». L’été dernier, alors qu’il préparait ardemment ses quatrièmes Jeux olympiques (après Turin en 2006, Vancouver, 2010 et Sotchi, 2014), Pierre Vaultier nous confiait ce qui l’animait. Le snowboardeur français est devenu, jeudi 15 février à Pyeongchang, champion olympique en snowboardcross pour la seconde fois d’affilée, s’imposant au terme d’une journée maîtrisée, en dépit d’une chute en demi-finale.

Déséquilibré par un concurrent, le Briançon a cru voir s’envoler ses rêves de doublés. « Je ne me suis jamais qualifié en déchaussant, confiait-il après la finale. Et ça m’a semblé une éternité, j’avais l’impression d’être en enfer. Tout s’est écroulé. Mais je ne me suis pas démonté ». Et s’est qualifié in extremis, avant de planer sur la finale.

Piste s’élançant du haut de la montagne et serpentant, tel un torrent, jusqu’à son pied, le snowboardcross (ou bordercross) est aisé à appréhender : le premier arrivé en bas a gagné. Mais au cœur des creux, des bosses et des virages, la stratégie prime. Et dans cette « épreuve de confrontation », Vaultier est le maître. « De la trempe d’un Shaun White, de quelqu’un qui domine son sport et qui le reste, malgré son vieil âge », selon son coéquipier Ken Vuagnoux, chacun de ses runs (manches) est minutieusement préparé.

Son coach en équipe de France, Kevin Strucl, salue « un stratège ». D’autres louent son approche mathématique. Choisir parmi mille scénarios possibles – suivant les profils des adversaires sur lesquels l’expérimenté Vaultier a accumulé une base de données quasi encyclopédique – quel plan d’attaque choisir, et le réaliser. Voilà le quotidien d’une compétition de bordercross qui, si elle ressemble à « du Mario Kart sur neige » (la formule est de Jean-Frédéric Chapuis, champion olympique de skicross à Sotchi), n’est pas moins stratégique qu’une partie d’échecs.
« Miracle »

Pierre Vaultier est du genre obstiné. Et pour lui, seule la victoire est belle. Annoncé forfait pour les Jeux olympiques de Sotchi après sa rupture d’un ligament croisé du genou fin décembre 2013, le Français a rebondi. Non content de revenir à temps, choisissant de ne pas se faire opérer et de surfer avec une attelle, il remporte l’or olympique. « Un miracle », estime le Haut-Alpin à chaud.

Quatre ans ont passé, et de miracle il n’est plus question. De minutieuse préparation, si. A 30 ans, l’athlète de Serre-Chevalier ne laisse rien au hasard. Le prix à payer pour se maintenir au sommet en dépit d’un corps perclus de blessures. Car la liste de ses séquelles est un triste inventaire. Fracture du dos en 2008, du péroné en 2011. Puis vient l’astragale (un os servant à la flexion et l’extension de la cheville) en 2012, dont il ne se remettra jamais complètement : aujourd’hui, le champion reste incapable de courir, mais se rattrape à VTT. Et enfin cette rupture du ligament croisé du genou (en 2013). Et la tête ? Pour l’instant, tout va bien, merci.

A le voir dominer de bout en bout sa compétition jeudi - en dépit d’une chute en demi-finale - sur le snowpark de Bokwang, difficile de croire que Pierre Vaultier ait pu douter de ses capacités un jour. Pourtant, le Français a connu une carrière à l’image d’une piste de bordercross : pleine de creux et de bosses.
Un côté normal


ISSEI KATO / REUTERS

Perfectionniste à l’extrême, Vaultier n’arrivait pas, à ses débuts (il a commencé en 2005) à valider en compétition les promesses de ses entraînements. « Je cartonnais à l’entraînement, personne ne me faisait peur, mais je n’arrivais pas à transformer ça sur les courses à enjeux. » En cas de mauvais résultats, le Haut-Alpin se punissait, allant jusqu’à s’interdire de manger pendant quelques jours, et remettre en cause ses fondamentaux : « J’en étais arrivé à me demander comment faire un virage. »

« Pierre était victime de ses qualités, analyse Philippe Giraud, préparateur mental vers qui le champion s’est tourné en 2006. Capable d’exploiter 100 % de ses capacités à l’entraînement, mais complètement inhibé par le stress en compétition ». Depuis qu’ils collaborent, le snowboardeur a appris, non pas à se satisfaire de l’échec, mais à « ne plus détruire [ses] compétences. » Avec les résultats que l’on sait : en 2017, le natif de Briançon a complété son palmarès, remportant le titre de champion du monde de sa discipline.

Revendiquant son côté normal, et avouant n’avoir jamais rêvé de « devenir l’idole de quelqu’un », Pierre Vaultier ne cherche pas la lumière. Bien installé à Saint-Chaffrey (Hautes-Alpes) avec sa femme – l’ancienne snowboardeuse estonienne Kadri Pihla – et leurs deux jeunes enfants, il passe la moitié de l’année en Estonie. Et avait hâte, après la finale, de « prendre [son] téléphone et de leur passer un long coup de fil. »

Une chose est sûre, même trentenaire, même sans cheville, le désormais double champion olympique n’est pas près de quitter la piste. « Je vais avoir du mal à lâcher mon snow », reconnaissait-il cet été. Vu ses résultats, personne ne s’en plaindra.


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MessageSujet: Re: SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018   Ven 16 Fév 2018 - 13:26



Michela Moioli gagne l'or en snowboard cross

Par La Presse canadienne La Presse Canadienne
http://journalmetro.com/sports/1406318/michela-moioli-gagne-lor-en-snowboard-cross/
     


   Kin Cheung Kin Cheung / The Associated Press  
PYEONGCHANG, Corée, République de — L’Italienne Michela Moioli a remporté la médaille d’or du snowboard cross en surf des neiges, doublant l’Américaine Lindsey Jacobellis à mi-parcours, puis s’imposant devant ses rivales à l’arrivée aux Jeux olympiques de Pyeongchang.

Jacobellis s’est classée quatrième, poursuivant son infortune aux Olympiques. L’athlète la plus décorée de la discipline n’a pas réussi à renouer avec le podium depuis sa médaille d’argent à la suite d’un saut malavisé en 2006 alors qu’elle était largement en tête.

La Française Julia Pereira a mérité la médaille d’argent. La championne en titre, Eva Samkova, qui s’était peint une moustache rouge-blanc-bleu aux couleurs de son pays, la République tchèque, a obtenu la médaille de bronze.

La Britanno-Colombienne Tess Critchlow ne s’est pas qualifiée pour la super-finale, se classant neuvième. L’Ontarienne Zoe Bergermann a été disqualifiée en quarts de finale.

La Britanno-Colombienne Meryeta O’Dine a déclaré forfait pour l’épreuve de vendredi après avoir subi une commotion cérébrale à l’entraînement plus tôt cette semaine.


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MessageSujet: Re: SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018   Ven 16 Fév 2018 - 13:34

La médaille surprise de Julia Pereira de Sousa, c'est grâce à un coach de ski un peu salaud

JEUX OLYMPIQUES Elle est là, la grosse surprise, la grosse sensation de ces Jeux Olympiques d'hiver...
Jean Saint-Marc
Publié le 16/02/18 à 08h42 — Mis à jour le 16/02/18 à 10h40
https://www.20minutes.fr/sport/2222015-20180216-jo-2018-medaille-surprise-julia-pereira-sousa-grace-coach-ski-peu-salaud


C’est pour l’instant la grosse sensation bleue, la grosse surprise de ces JO 2018 : la gamine n’a que 16 ans et était la moins connue/la moins favorite des quatre Françaises au départ. Mais c’est la beauté du snowboard cross, partie de quilles sur neige (glacée, en l’occurrence) : Chloé Trespeuch, la favorite chez les Françaises, est tombée en finale, remportée par l'Italienne Moioli, qui a elle tenu son rang.
>> A lire aussi : VIDEO. D'une chute au sacre... Pierre Vaultier, aka «la machine», écrit sa légende avec une course folle
A côté d'elle sur le podium, la jeune Julia Pereira, deux nattes blondes qui tombent du casque et, évidemment, un immense sourire sur le visage. Et là, les remerciements habituels : d’abord à son coach, Jérôme Choupin, qui n’a pas eu besoin de mots pour la féliciter. « Il m’a juste fait un énorme câlin qui voulait dire "Je suis fière de toi !" Calin plus fort encore avec ses parents et ses proches, fous de joie derrière l’aire d’arrivée : « D’habitude, quand ils sont là, ça me stresse, cette fois ça m’a boosté », glisse la vice-championne olympique.


« Trois mois plus tard, j’étais aux championnats de France ! »

Elle répond aux questions classiques sur son parcours, et raconte comment, quand elle était petite (« enfin, je le suis toujours »), elle a brusquement changé de voie. Et soudain, elle nous surprend : 
Citation :
« J’ai commencé le ski quand j’avais deux ans [comme 99 % des athlètes Français, selon un sondage maison].
J’ai fait les flèches, les chamois puis le club des sports d’Isola 2000, le plus haut niveau en ski à Isola 2000 [Le cursus honorum du ski français, en fait].
Et un jour, un entraînement se passe très mal. J’avais neuf ans, je n’y arrivais pas. Pas du tout ! Et mon coach, au lieu de me dire "ça va aller", il m’a envoyé péter complet. Bah du coup, je suis rentrée au restau de mes parents, à la station. J’ai pleuré dans les bras de ma mère et je lui ai dit "Maman, je veux faire du snowboard." Trois mois plus tard, j’étais aux championnats de France ! »
L’an dernier, à la surprise générale, le staff de l'équipe de France​  décide de la faire « monter » en Coupe du monde, après une petite année seulement en Coupe d’Europe. Deux podiums en un an et, surtout, une médaille olympique. On en connaît un, à Isola 2000, qui doit se sentir tout drôle…


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MessageSujet: Re: SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018   Ven 16 Fév 2018 - 13:37

Julia Pereira de Sousa-Michela Moioli -Eva SAMKOVA
-
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MessageSujet: Re: SNOWBOARD-AUX JEUX OLYMPIQUES D'HIVER PYEONGCHANG 2018   

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